Un voyage hétéroclite, incongru et complètement inconstant
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Un blogue Amours/Sentiments par Mon Blogue.com
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Publié le jeudi 28 avril 2005 La spiritualité, pour moi, c’est être capable de communiquer avec quelque chose de plus fort que nous, quelque chose d’abstrait, de volatile et d’intangible. -T’es croyante? -Non. Enfin, si... Quand j'écoute ce genre de musique, quand j'entre dans un très belle église ou quand je vois un tableau qui m'émeut, une Annonciation par exemple, mon coeur enfle tellement que j'ai l'impression de croire en Dieu, mais je me trompe: c'est en Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico... Ce sont eux les dieux... L'autre, le Vieux, c'est un prétexte... C'est d'ailleurs la seule qualité que je lui trouve: d'avoir été assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chefs-d'oeuvre... - Anna Gavalda Mon chef-d’œuvre à moi, c’est ma famille. Mamy, folle comme de la marde après un cancer du sein, Papy, toujours dans le bois, mon parrain Charles, qui aurait du naître conteur mais qui s’est recyclé en gosseux de bois de 36 ans, sa blonde Sandra qui braille devant un chou avant même d’avoir ouvert ce qu’il y avait en dessous, leurs deux enfants, Morane, qui bouffe des olives noires et qui écoute le Magicien d’Oz à deux ans, et Félix, qui mène déjà pas mal de train malgré ses sept mois. Ajoutez à ça ma mère, mon modèle pour sa façon de nous avoir élevés, mon père, taciturne et si simple, et mon frère, qui tranquillement suit les traces artistiques de mon moi intérieur à la fois équilibré et complètement flyé. Ma famille : la seule chose au monde qui me donne envie de croire à quelque chose. Je disais que la spiritualité était pour moi une façon de communiquer avec quelque chose de grand et de fort. C’est ce qui arrive quand je pense à ma famille et à mes ancêtres. Ils sont une source inépuisable de moments où j’ai foi en quelque chose d’inconnu et de majestueux. Ils sont en fait ma seule religion. Je crois à mon grand-père qui a voulu attendre de voir son arrière-petit-fils avant de mourir. Je crois à la bénédiction, seulement parce que c’est mon grand-père qui me la donne. Je crois au pouvoir irréfutable qu’on les prières que j’adresse à mes arrières-grands-parents et je crois à leur protection, peu importe où ils sont. Je crois au grand vent que la mère de ma grand-mère a déclanché en quittant ce monde et aux cris que ma cousine a poussés pour ne pas être oubliée. Je crois à mon arrière-grand-père qui quelques jours après sa mort est venu voir ma mère au pied de son lit. Je crois à la force que m’apporte mon héritage familial matériel et immatériel. C’est dans ces moments que je sens tout mon être parler avec ce grand mystère. En respirant lentement et en regardant autour de moi, peut-être à la recherche de quelque chose de vérifiable en sachant bien qu’il n’y en a pas, je me sens à la fois si petite et si puissante. C’est soit la foi, soit la vie, tout simplement. |